Les prénoms épicènes, Amélie Nothomb (2018)


La personne qui aime est toujours la plus forte.

Après vingt-six romans publiés et vendus avec succès, on pourrait penser que découvrir un nouveau roman d’Amélie Nothomb ne serait plus vraiment une découverte. Même format, même longueur, même éditeur, même rentrée littéraire depuis plus d’un quart de siècle. Comment faire surgir de la nouveauté dans une sortie qui s’apparente à une vieille tradition ?

C’est pourtant bien ce en quoi l’autrice belge excelle. Ses romans courts, autobiographiques ou fictionnels, nous transportent à chaque fois dans une nouvelle atmosphère.

Chacun de ses personnages possède sa propre complexité à la fois mystérieuse et fascinante. En effet, le style et les choix d’Amélie Nothomb sont très originaux : on pourrait reconnaître sa plume entre mille. Je trouve que la longueur des livres, qui est souvent critiquée car courte, contribue à rendre les histoires qu’ils contiennent encore plus précieuses, comme des moments volés. L’autrice a expliqué dans une interview que le fait d’écrire ses romans toujours plus courts était pour elle la meilleure chose qu’elle pouvait offrir à ses lecteurs : un texte épuré allant droit au cœur des choses. C’est exactement ce que je ressens lorsque je lis cette écrivaine de génie. Son écriture m’hypnotise et les lectures de mes œuvres préférées ont été achevées en quelques heures.

Et tel fut le cas pour son dernier roman publié : Les prénoms épicènes. J’ai encore plus apprécié ma lecture car le livre me fut offert en grand format (j’achète souvent en livre de poche pour ne pas payer trop cher). Je pensais entamer quelques pages avant de me coucher et… j’ai tout dévoré.

Je me suis tellement attachée et identifiée au personnage d’Épicène que l’on suit tout au long de sa croissance, au point de commencer à penser qu’Épicène était un joli prénom. Je me sentais tour à tour compatissante et en colère envers sa mère Dominique, à la fois forte et soumise. L’infâme père répondant au nom de Claude faisait naître en moi aussi bien de la pitié que du dégoût.

Un mystère accompagné d’une tension plane tout au long du récit pour au final retomber dans une escapade héroïque et un coup final magistral.

Je remercie infiniment Amélie Nothomb pour m’avoir accrochée à son livre pendant plus de deux heures dans un style toujours aussi précis et magnifique. Cette histoire touchante et profonde mais également magistralement ficelée et droit au but restera une de mes préférées.

J’ai lu une dizaine des romans de cette autrice mais je suis loin d’avoir eu mon compte et j’espère tous les lire un jour.

Les avis sont souvent tranchés quant à l’écriture si particulière d’Amélie Nothomb. Si vous aimez ou que vous voulez essayer, je ne peux que vous conseiller ce roman.

Une interview intéressante :

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