Le château de Hurle, Diana Wynne Jones (1986)


« Sophie has the great misfortune of being the eldest of three daughters, destined to fail miserably should she ever leave home to seek her fate. But when she unwittingly attracts the ire of the Witch of the Waste, Sophie finds herself under a horrid spell that transforms her into an old lady. Her only chance at breaking it lies in the ever-moving castle in the hills: the Wizard Howl’s castle. To untangle the enchantment, Sophie must handle the heartless Howl, strike a bargain with a fire demon, and meet the Witch of the Waste head-on. Along the way, she discovers that there’s far more to Howl – and herself – than first meets the eye. »


J’ai toujours été une fan des films d’animation des studios Ghibli, en particulier ceux réalisés par Hayao Miyazaki. Quand j’ai réalisé que Le Château Ambulant (qui est un de mes préférés) était basé sur un roman, je n’ai pas réfléchi deux fois avant de décider de le lire. Malheureusement, il est très difficile de le trouver en français, même sur internet où il reste très cher (car rare et j’ignore pourquoi). Je ne connaissais pas l’autrice anglaise, Diana Wynne Jones, mais après quelques recherches, j’ai découvert qu’elle avait écrit nombre d’histoires fantastiques pour la jeunesse qui ont toutes l’air plus passionnantes les unes que les autres, dont la suite du Château de Hurle : Le château des nuages qu’il faudra que je lise très prochainement.

J’ai donc décidé de lire Le château de Hurle en anglais (Howl’s moving castle), car il était à un prix tout à fait abordable en version originale sur internet. J’ai pu découvrir alors qu’Hayao Miyazaki, bien que la trame principale reste la même, avait changé énormément de traits de l’histoire pour son adaptation. Sophie est à peu près la même, bien que l’on ressente plus sa force de caractère et son entêtement dans le livre selon moi. Howl ou Hurle ou Hauru, comme vous voulez l’appeler, est quant à lui assez différent de son adaptation Ghibliesque. En effet, il est exécrable et insupportable, un charmeur courant de fille en fille. Bien sûr, il a d’autres traits de caractères qui font de lui quelqu’un d’attachant comme son humour, sa générosité et son côté passionné. Lui et Sophie ne cessent de se disputer, ce qui rend le livre drôle et léger. Le film d’Hayao Miyazaki a des côtés plus tragiques avec des images d’explosions et de machines de guerres que l’on ne retrouve pas dans le livre. Calcifer est le même aussi bien dans le roman que son adaptation à ceci près qu’il semble plus effrayant dans les écrits de Diana Wynne Jones. Quant à Michael (aka Marco), si il est un petit garçon tout mignon dans le film, c’est un adolescent sympathique et quelque peu anxieux dans le livre.

On notera ici l’effet de double traduction qu’a subit la traduction du film Le Château ambulant en français. En effet, si dans le livre de Diana Wynne Jones, le sorcier se nomme Howl (qui devrait donc être traduit par « Hurle »), les japonais le prononcent « Hauru » et les adaptateurs français ont décidé de garder la prononciation japonaise sans prendre en compte l’histoire anglaise originale (peut-être pour que cela coordonne avec les lèvres des personnages ?). Pareil pour Michael : les japonais le prononcent « Maruco », abrégé par les adaptateurs français par Marco. Je trouve cela assez rigolo comme le langage peut évoluer naturellement en fonction de sa prononciation.

Pour retourner à l’histoire, il y a là aussi des divergences : de nombreux personnages n’existent pas dans l’adaptation ou sous des traits différents. Wizard Sulliman est un homme, Sophie a deux sœurs au rôle important (Lettie et Martha), l’épouvantail terrifie Sophie tout au long de l’histoire, le chien est en fait un homme ensorcelé et plein d’autre faits rendant l’histoire complexe et captivante.

J’ai adoré cette atmosphère anglaise légère avec la petite ville de Market Chipping, la capitale de Kingsburry et la ville portuaire de Porthaven. On plonge dans un univers fantastique comme on les aime avec de la magie, des combats et des manigances dans le style d’écriture simple et poignant de Diana Wynne Jones. Ce livre fut publié en 1986 et adapté en 2004 et les deux n’ont pas pris une ride. Le fil de l’histoire est similaire mais les deux styles et manières de l’aborder totalement différents. Les deux sont parfaits.


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