La Lanterne de Nyx, Kan Takahama (2019)


« 1878, Nagazaki. Alors que le commerce de produits étrangers est en pleine effervescence, la jeune Miyo trouve un travail chez Momotoshi, un marchand excentrique revenu de l’Exposition Universelle de Paris avec toutes sortes de merveilles. Robe à l’européenne, chocolat au lait, machine à coudre, phonographe, lanterne magique… Un monde nouveau et enivrant s’ouvre à Miyo dans ce récit à cheval entre un Japon en pleine modernisation et la France de la Belle Epoque. »


La Lanterne de Nyx m’a attirée par son format original et sa couverture pleine d’imagination. C’est un manga Seinen avec une jolie histoire qui promet une belle suite.

Le récit commence avec un flash forward lors de la seconde guerre mondiale au Japon, puis l’on retourne en 1878 à Nagazaki. On suit l’histoire de Miyo une jeune fille qui n’a aucune confiance en elle et vit chez son oncle et sa tante qui semblent vouloir la mettre de côté sinon se débarrasser d’elle. Miyo pense qu’elle n’est bonne à rien et pourtant, elle possède un don très puissant : elle peut voir les propriétaires passés et futurs des objets qu’elle touche. Sa vie va changer quand elle se fait embaucher dans une boutique de revente d’objets étrangers.

J’ai beaucoup aimé le mélange des genres et des mondes dans ce manga : on retrouve un Japon ancien et traditionnel mélangé aux cultures étrangères et aux voyages à travers l’Exposition Universelle de Paris. Le manga relate des faits et anecdotes historiques durant le récit et surtout dans les petits articles explicatifs à la fin de chaque chapitre, mais il laisse également place à l’imagination et la magie au travers du don de l’héroïne et des références aux contes dans le nom des chapitres : « Alice et le lapin blanc », « Au fond du terrier », « La Cendrillon de 1878 »…

J’ai adoré les différents personnages et l’atmosphère de bienveillance familiale qui règne dans la boutique avec Momotoshi, Ganji, Tama et Miyo. On assiste à la naissance d’une belle amitié nourrie par l’entraide et les découvertes. L’histoire recèle beaucoup de mystères dans une atmosphère où tradition et évolution se mêlent.

« Tandis que je tergiversais et m’apitoyais sur mon sort… Le monde était en pleine effervescence. Combien de merveilles cet homme avait donc vues au-delà des frontières ? »

Les dessins à l’aquarelle sont très doux et pleins de détails.

La lanterne de Nyx est une histoire douce et légère pleine de poésie où l’on apprend beaucoup sur le Japon de l’Ere Meiji et l’Europe de la révolution industrielle. Les personnages sont un peu fous et ne correspondent pas aux codes du Japon de l’époque. Ils sont très attachants et j’ai hâte de découvrir la suite de leurs aventures.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s