Les Mondes d’Ewilan : un coup de coeur confirmé

Après avoir lu La Quête d’Ewilan, je me suis presque immédiatement plongée dans son second (et malheureusement dernier) cycle, Les Mondes d’Ewilan.

Ce cycle est constitué de trois tomes : La forêt des captifs, L’œil d’Otolep et Les tentacules du mal, et n’a fait que confirmé mon coup de cœur pour cette série. L’intrigue devient ici plus complexe, plus sanglante et plus adulte.

Le premier tome est assez angoissant car Ewilan se retrouve prisonnière de l’Institution, une sorte d’hôpital où sont menées des expériences sur des enfants aux capacités hors-normes. Il règne tout au long du récit une tension palpable où l’on ne sait jamais ce qu’il va se passer et si les personnages vont survivre. C’est un tome un peu particulier car il se déroule dans le monde d’où proviennent Camille et Salim, et mis à part ces derniers, tous les autres personnages ne réapparaissent qu’à la toute fin. C’était tout de même une très bonne intrigue qui pose les bases de ce qui suivra dans les prochains tomes. J’ai adoré le personnage de Maximilien, ce reclus solitaire au grand cœur.

C’est de là-haut qu’il les aperçoit, au fond de la combe Nerre, écrasés par la perspective : deux insectes minuscules, l’un portant l’autre à travers l’un des endroits les plus inhospitaliers des Causses. Il en oublie la chevrette et, retrouvant l’agilité de ses vingt ans, se laisse glisser l’éboulis en barres rocheuses jusqu’à les surplomber d’une vingtaine de mètres.

Pour ne rien spoiler, je dirais seulement que le second tome constitue le voyage que doivent entreprendre tous les personnages pour rejoindre des terres inconnues. On y retrouve l’ambiance du premier cycle de La Quête d’Ewilan, fait d’aléas, de camaraderie et d’entraides. J’ai eu peur au début car un triangle amoureux a pointé le bout de son nez (chose qui m’exaspère en général), mais heureusement il n’est pas trop présent et ne vole pas la place à l’intrigue. Pour une fois, il était même intéressant car il servait à un questionnement d’identité.

Les Fils du Vent n’obéissaient à aucune loi, naviguaient librement sur l’immense étendue des plaines Souffle, guidés par les choix du conseil des femmes qu’ils suivaient par sagesse plutôt que par obligation. Ils effectuaient un peu de commerce sous forme de troc avec les cités, surtout Kataï, mais se nourrissaient exclusivement du produit de leur chasse et de leur cueillette, assumant ainsi leur volonté de ne dépendre ni de rien ni de personne. Ils détenaient une parfaite connaissance des plaines et des vents qui les balayaient en continu, se jouaient des troupeaux de khazargantes qui auraient pu réduire leurs navires en miettes et étaient dotés d’un sens de l’humour et de l’autodérision à toute épreuve.

Pour ce qui concerne le troisième et dernier tome, il rassemble la bataille finale contre le mal et Eléa Ril’ Morienval. C’était une bonne fin qui m’a tenue en haleine tout du long et où je n’arrivais pas vraiment à prévoir ce qui allait se passer. J’ai aimé qu’il y ait des personnages ambivalents qui aient des côtés lumineux comme des aspects plus sombres. La toute fin m’a peut-être un peu laissée sur ma faim car elle se plie assez rapidement et j’aurais aimé suivre un peu plus la vie des personnages restant (mais si on part comme ça, il n’y aura jamais de fin…).

L’écriture de Pierre Bottero est toujours aussi belle, les descriptions des paysages sont saisissantes et le rythme des moments d’action très efficace. C’est une série fantastique jeunesse que j’ai adorée et que je compte relire et conseiller. J’ai le cœur serré en sachant que c’est la fin de l’histoire mais je sais au moins qu’il me reste à lire la trilogie se concentrant sur le personnage d’Ellana, qui est un de mes préférés de la série !

Elle longea un parterre d’enjôleuses d’Hulm qui ondoyaient doucement dans la brise en libérant des notes aiguës à la limite de l’audible. Ces fleurs, hautes de plus d’un mètre et brillamment colorées, sifflaient pour attirer les insectes et les dévorer. De ce fait, la plupart des maisons alaviriennes possédaient une enjôleuse en pot qui garantissaient à leurs habitants des nuits paisibles et silencieuses. 

Plus loin, ce fut une pièce d’eau à la surface parsemée de nénuphars pareils à des taches de peinture éclatante. Des poissons indolents glissaient entre des algues multicolores et, de temps à autre, un batracien rouge vif jaillissait de l’onde en une parabole aussi flamboyante que fugace.

Plus loin encore, un massif de rougeoyeurs taillés en boules écarlates abritait une myriade d’oiseaux dont les chants étaient repris par les joncs de cristal émergeant d’une fontaine proche. Un ruisseau argenté sinuait entre des rochers blancs aux formes arrondies, des fleurs surgissaient des endroits les plus improbables, offrant au regard la magnificence de leur corolles complexes ou la simple beauté de leurs pétales fragiles.

Tout n’était que calme et harmonie. 

Dites-moi en commentaire si vous connaissez cette série (et je serai curieuse de connaître votre personnage préféré).

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